La santé publique doit-elle passer après la sécurité routière ?

La santé publique doit-elle passer après la sécurité routière ? Oui, nous répond Chantal Perrichon, qui était l’invitée d’Europe 1 ce matin. La membre du CNSR s’alarme de voir les chiffres de la sécurité routière s’aggraver et exhorte le gouvernement d’agir. Lorsque vient la question des émissions polluantes des autos, qui tuent, elles, beaucoup plus, la réponse est alors claire pour Chantal Perrichon : ce n’est pas la priorité.

Oui, la voiture tue, tout comme le vélo, la marche, les accidents domestiques, et même l’inactivité. Pourtant, si l’on se penche sur les causes des décès plus ou moins directement liés à l’automobile, on se rend vite compte que la part des morts sur les routes est plutôt faible, en comparaison des morts liées à la pollution (et là encore, on ne peut pas totalement imputer la faute aux transports, le problème est donc plus que complexe). En 2013, 3250 personnes ont été tuées sur la route, et l’OMS estime que les particules fines tueraient un peu plus de 40 000 personnes en France chaque année. Sans aucune intention de ma part de minimiser les morts sur les routes, le rapport est tout de même ici de 1 pour 13. Tirer à boulets rouges sur une seule cause (l’automobile, en l’occurrence, pour Chantal Perrichon) est finalement un acte qui relève plus de l’acharnement qu’autre chose.

Invitée ce matin sur Europe 1, Chantal Perrichon, membre du CNSR (conseil national de la sécurité routière), répondait à quelques questions en pleine période de mauvais chiffres de la sécurité routière. Thomas Sotto signalait à Chantal Perrichon que la mesure d’abaissement de la vitesse sur nationale (à 80 km/h) que l’intéressée proposera aux ministres est déjà en route puisque sera mis en place l’an prochain un test en Saône et Loire. Chantal Perrichon répond alors que le gouvernement ne le fera pas et que ces tests sont simplement mis en place pour faire bonne figure. Le « lobby vroum-vroum », comme elle l’appelle, aurait-il trop d’influence sur nos dirigeants politiques ? Certainement pas, sans quoi nous n’aurions pas vu autant de radars automatiques et de joyeusetés « mobiles-mobiles » pulluler sur nos routes.

Pour Chantal Perrichon, il ne faudrait même pas tester cette mesure mais plutôt l’appliquer directement : « Le ministre est gêné, il est devant les lobbys vroum-vroum ! Il va faire une petite expérimentation… Quand nous savons, grâce aux experts, qu’on va sauver des vies, il faut généraliser la mesure ! ». En gros, nous devrions mener notre pays en faisant aveuglément confiance à des rapports d’experts… ben voyons !

Terminons par une partie « santé publique ». Thomas Sotto rappelle très justement que la pollution générée par les transports tue (en bien plus grand nombre), dans un contexte largement dominé par les propositions chocs d’Anne Hidalgo, mais pour Chantal Perrichon, il n’y a qu’une seule priorité : « Ce sera un sujet de plus, mais la priorité est de sauver des vies, et c’est grâce aux 80km/h. Le diesel est un problème de santé qui doit être étudié mais ce n’est pas encore une priorité ».Chantal Perrichon, l’obnubilation sans limites.

Si un individu fait face à certains problèmes érectiles, éjaculatoires ou bien de capacités sexuelles, la femme serait pareillement perturbée par les répercussions de ce genre de problème au niveau de ses comportements habituels. Plusieurs références vraiment profitables à consulter: Agrandir le pénis

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