Fermeture des sanatoriums grâce aux antibiotiques

Il y a quelques années à peine, au tournant des années 2010, il était d’usage de proclamer que l’innovation thérapeutique était «?en panne?». Que le modèle de recherche et développement des entreprises du médicament n’était plus capable d’accoucher des grandes innovations qui, de l’épopée des vaccins aux traitements contre le VIH-sida, avaient fait de notre industrie, depuis plus d’un siècle, un immense catalyseur de progrès.

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Aujourd’hui, que voit-on?? Contrairement aux augures les plus pessimistes, l’innovation n’est pas morte?: elle a simplement opéré sa mue, au prix d’énormes efforts industriels, financiers, organisationnels, mais aussi culturels.

C’est particulièrement vrai dans le domaine pharmaceutique, avec l’arrivée de grandes innovations de rupture qui ont ou qui vont transformer radicalement la prise en charge des patients, notamment dans les domaines de l’hépatite ou du cancer?; c’est tout aussi vrai dans le domaine de l’imagerie médicale, du diagnostic et des dispositifs médicaux.

Nul doute que ces innovations amélioreront considérablement la performance de notre appareil de soins. Elles vont aussi interroger la capacité de notre système social à supporter ces coûts nouveaux tout en restant fidèle à son principe d’universalité, c’est-à-dire d’égalité dans la prise en charge.

Il n’est jamais aisé d’assigner un prix à un produit ou à une technologie, dès lors qu’ils concourent à la santé et à la vie. Cette question est d’autant plus cruciale que les marges de manœuvre s’amenuisent, non seulement en raison des difficultés de financement de l’Assurance-maladie, mais aussi parce que ses capacités sont de plus en plus limitées par l’explosion des affections de longue durée (ALD). Ces prises en charge mobilisent 60?% des remboursements de l’Assurance-maladie (hors indemnités journalières) et représentent 90?% de la croissance des dépenses.

Le débat sur le prix de l’innovation est évidemment légitime. Mais il est tout aussi légitime de nous interroger collectivement sur l’incapacité de notre système à restituer les gains d’efficience que le médicament génère depuis des décennies.

Fermeture des sanatoriums grâce aux antibiotiques, quasi-suppression de la chirurgie gastrique grâce aux antiulcéreux, trithérapie pour les patients atteints du VIH désormais traités en ville… La pratique médicale a profondément changé ces dernières décennies. Du fait des progrès anesthésiques, d’une chirurgie moins invasive, les séjours hospitaliers sont de plus en plus courts. Mais, contrairement aux autres pays européens, la France n’a pas tiré les conséquences de cette révolution technologique sur l’organisation du système de soins.

C’est pourquoi les industriels du médicament militent pour des réformes structurelles du système de santé, et pour une politique sanitaire fondée sur l’efficience. Nous croyons que l’optimisation et la rationalisation des parcours de soins, l’évitement des hospitalisations grâce à la chirurgie ambulatoire et aux hospitalisations à domicile, constituent des voies d’amélioration efficaces en termes de soins, bien sûr, mais aussi de coût. Idem pour la télémédecine, dont la France, par ses contraintes géographiques et un maillage sanitaire étroit mais facteur d’inégalités en termes de qualité des soins, pourrait devenir un éclaireur. Enfin, que dire du développement des actes préventifs, du dépistage précoce, de la surveillance des indicateurs biologiques, qui permettraient d’éviter ou de retarder l’entrée en maladie de nombreux patients?? Il n’est pas de domaine où le système ne dispose pas de réservoirs d’efficience qu’il faut pouvoir exploiter intelligemment.

Dans cette démarche, la qualité et la sécurité des soins doit toujours tenir lieu de boussole. C’est pourquoi les industriels sont prêts à s’engager sur la promotion d’objectifs de santé publique impliquant le juste usage des soins en général, et du médicament en particulier. Seules de telles mesures sont susceptibles de générer de nouvelles économies durables pour l’Assurance-maladie.

Le Dr Patrick Errard est président du LEEM.

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